Le risque de voir un Etat faire défaut sur sa dette souveraine reste élevé et le raz de marée de l’endettement qui a submergé le monde de la finance récemment menace la reprise économique, comme Dubaï par exemple. Une dette souveraine est une dette émise ou garantie par un émetteur souverain (un État généralement ou parfois une banque centrale). La dette souveraine est, en fonction de la qualité des émetteurs, considérée soit comme plus sûre que celle des entreprises (pays très solvables), soit comme moins sûre du fait de la quasi absence de recours juridique envers les états défaillants. Les possibilités de remboursement sont étroitement liées à la capacité fiscale des pays émetteurs, et donc dépendant étroitement des performances économiques et de la bonne gestion budgétaire de ces pays. C'est à partir de ces critères que se fait la notation de la dette souveraine. Le ratio endettement / PIB est l'une des bases d'appréciation.
L’état des finances publiques de la Grèce, dont l’endettement pourrait représenter 125% de son PIB l’année prochaine, a conduit l’agence de notation Fitch Ratings à abaisser la note de la dette souveraine de la Grève de A- à BBB+, ce qui a provoqué un mouvement de crainte sur les marchés qui redoute que la Grèce se retrouve en défaut de paiement. Certains estiment que dans le pire des cas, si le pays se retrouvait en défaut de paiements, les autres membres de la zone euro viendraient probablement à la rescousse et que la petite taille de la Grèce n’est pas un argument suffisant pour s’inquiéter.
Malheureusement, la réalité s’avère souvent bien pire que le scénario le plus pessimiste.
- Tout d’abord, la petite taille de la Grèce n’est pas un argument suffisant, la solidité de la zone euro repose également sur celle de leurs maillons les plus faibles.
- Ensuite, la note de crédit de la Grèce ne pourrait ne pas être la seule à être dégradée, l’Espagne, l’Italie et le Portugal ont un profit d’endettement similaire à celui de la Grèce.
- Finalement, certains investisseurs commencent à s’interroger sur la possibilité que certains pays fortement endettés quittent l’Union monétaire, afin de retrouver la possibilité de dévaluer leurs devises.
Une telle idée a déjà provoqué par le passé des turbulences sur l’euro, notamment lors de l’échec du referendum sur la constitution européenne en 2005, durant cette année 2005, la monnaie unique avait par ailleurs chuté de $1.3600 à $1.1600. La nervosité actuelle qui entoure l’euro et les flux vers la sécurité du dollar américain devrait amener la paire de monnaies EUR/USD à tester au minimum 1.4300 prochainement.
Le système de gestion automatique Shiva a nettement profité de cette volatilité sur l'EURUSD, avec une performance positive de 8.63% la semaine passée, d'où un profit de 13.40% au 11 décembre 2009 :
Nicolas Longchamp.
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