La semaine passée, les décisions de politique monétaire de la Fed, de la BCE et de la Banque d’Angleterre n’ont suscité aucune surprise. Malgré les chiffres rassurants sur l’inflation américaine, les ventes au détail sont en baisse au mois d’avril. La fermeté des prix de l’essence et la crise du marché immobilier, qui ont freiné les dépenses de consommation, en sont les causes principales. Les Etats-Unis sont dans une situation d’inflation soutenue, dans un contexte marqué par des signes de ralentissement de l’économie. Ces dernières statistiques confortent l’avis de plusieurs analystes qui prévoient une baisse des taux d’ici la fin de l’année. Cette semaine, le marché attend toute une série d’indicateurs, spécialement dans le secteur de l’immobilier. Les mises en chantier de logements, le sentiment de confiance des propriétaires et le nombre de permis de construire seront analysés avec attention pour déterminer la répercussion du marché immobilier sur la consommation de ménages.
Dans la zone Euro, la BCE a laissé ses taux inchangés à 3,75% jeudi passé, comme attendu. Le terme « grande vigilance » utilisé lors du discours qui a suivit la décision annonce un tour de vis de 25 points de base à 4% en juin. Mais c’est l’après-juin qui suscite toutes les interrogations ; tout dépendra des statistiques à venir.
En Angleterre, la banque centrale a également répondu aux attentes du marché en relevant son taux directeur de 25 points de base pour le porter à 5,50%, son plus haut niveau depuis 6 ans. Beaucoup de questions restent là aussi ouvertes quant aux futurs développements.
Au Japon, la hausse des prix des bons du Trésor américain et la hausse de l’euro face au dollar sont les facteurs principaux qui expliquent un niveau inédit des réserves de change au Japon. Longtemps les plus élevées au monde, les réserves de change nippones sont dépassées depuis début 2006 par la Chine. Le niveau de ces réserves de changes est observé avec attention par le marché, car toute intervention de la banque du Japon sur le Forex est susceptible d’avoir un impact sur les taux de change et sur les marchés obligataires.
Du point de vue technique, l’eur/usd est toujours attendu en hausse à 1,3780-1,3825 depuis la zone de support à 1,3410-40. Le usd/chf devait tester 1,1950 aussi longtemps que la zone 1,2220-50 résiste. Le gbp/usd devrait retester ses plus hauts historiques à 2,0180-2,0220, avec un support se situant à 1,9710-40. Le usd/jpy est attendu en baisse à 118,00 si la zone 120,50-80 résiste. L’eur/chf devrait tester notre objectif final à 1,6600 puis, une correction baissière au minimum à 1,6295 est prévue. La hausse actuelle de l’eur/jpy devrait s’essouffler à l’approche de la zone 165,00-20, ensuite, il devrait entamer une correction baissière à 158,92.